À l'appel de l'APEIS, la CGT chômeur, AC... :
Manifestation contre le chômage et la précarité, pour la justice sociale Samedi 5 décembre
3 décembre 2009
Invitation de la Coordination nationale de la jeunesse Communiste
Samedi 5 décembre prochain à lieu pour la 7ème année consécutive, une manifestation contre le chômage et la précarité, pour la justice sociale, à l’appel de l’APEIS, la CGT chômeur, AC...).
Nous vous invitons à participer à cette manifestation partout où vous le pouvez. C’est aussi l’occasion de faire signez durant cette manifestation notre pétition pour des mesures d’urgences pour le droit au travail des jeunes. D’autant que nous avons fixé l’objectif de 50 000 signatures nationalement d’ici au mois de février. C’est un bon moment pour populariser notre campagne et lui faire prendre de l’ampleur. Vous trouverez ci-joint la pétition.
Voici quelques rendez-vous pour samedi, n’hésitez pas à vous renseignez pour connaitre le lieu dans votre ville.
À PARIS, départ place Stalingrad à 14 heures, direction place Clichy.À RENNES, rendez-vous à 15 heures place de la Gare. À BORDEAUX, rendez-vous à 15 heures place de la Victoire. À MARSEILLE, rendez-vous à 15 heures place Charles de Gaulle. À LYON, rendez-vous à 10 heures au Mas-du-Taureau de Vaulx-en-Velin. À AGEN, rendez-vous place de la Préfecture à midi pour un pique-nique collectif. À BESANÇON, rendez-vous à 15 heures place de la Révolution.
"Les conséquences de la crise économique sur nos vies se font chaque jour un peu plus
sentir et viennent aggraver une situation déjà dégradé.
Depuis plus de trente ans les politiques en direction de l’emploi des jeunes ne font que
renforcer la précarité.
Les petits boulots, l’intérim, les contrats bidons, les TUC, CES, les contrats d’avenir, les
contrats jeunes, d’autonomie, de professionnalisation ou encore les contrats nouvelle
embauche : voilà autant de mesures qui ont mis en l’air la stabilité de l’emploi et la
sécurité de nos vies. Elles ont modelé en profondeur une jeunesse qui se retrouve en 2009
complètement désorientée. Des générations d’exploités font qu’un million d’enfants vivent
sous le seuil de pauvreté, ici, en France.
Cette précarité extrême fait de nous, les jeunes, les premières victimes de la crise, la
première génération à vivre plus mal que celle de ses parents.
Le taux de chômage des 18-25 ans atteint 23,9 %, en hausse de 28% sur un an. 62% des
jeunes diplômés en 2008 n’ont toujours pas trouvé de travail au bout d’un an.
250 000 jeunes de plus pourraient se retrouver au chômage d’ici fin 2010, un jeune traverse
un SAS de précarité de 11 ans en moyenne avant d’accéder à un emploi stable et
correctement rémunéré !
Au delà des chiffres, les conséquences concrètes dans la vie d’un jeune, c’est aucun
revenu pour se soigner, se déplacer pour chercher un travail, pour se loger, pour vivre et
construire sa vie tout simplement…c’est transformer ce qui devrait être l’une des plus
belle période de la vie en un parcours du combattant.
La droite veut se saisir de la crise pour continuer à faire des jeunes une armée de
précaire au service de la loi du marché avec des statuts d’exceptions financés à coups
d’allègement de cotisations sociales.
Nous n’en pouvons plus de le précarité, nous ne voulons plus de placebos à l’emploi
stable et sécurisé, nous ne paierons pas leur crise !
C’est pourquoi nous réclamons la mise en place d’un plan d’urgence
réfléchi et construit par tous, une véritable politique de l’emploi,
s’accompagnant d’une sécurité du parcours professionnel et d’un revenu
décent pour tous !
Article de l’Humanité du 03/12/09 :




